"Sur ce, accueillons notre nouvelle gagnante qui nous vient d'Albi !"

Je sais que chaque mot qui parait ici, meme s'il ne sera lu que peu de fois et par peu de gens, me frappera un jour ou l'autre, me reviendra comme un boomerang. Alors allons-y, jetons-nous a l'eau : Corps, Ame, et Biens. Prenons des risques et tentons le naufrage : tant qu'a mourrir de quelque chose et un jour, autant decider soi-meme du moment et de la maniere, non ? Non ? NON ?! Bon, tant pis... Moi l'idee me plaisait bien. Car vous savez, en bonne maniaque du controle de soi, en digne mascotte du maintien ethique et, finalement, en superbe egerie du calme inebranlable, je trouvais fort beau de me faire porter un panier de fruits ou se dissimulerait un bel aspic. Qu'existe-t-il de plus beau qu'un reptile ? Rien. Ce n'est pas mon gras humain de mammifere bon-vivant qui vous dira le contraire. A la cleopatre, en reine superieure, en altiere deesse, je me verrais bien me donner toute entiere au venin de l'icone du mal. Rien que pour le plaisir de voir vos tronches.

Mais passons... Ce n'est le moment ni pour un delire depressif, ni pour une crise d'amour propre. Laissons-la Cleopattre et son serpent et revenons a Esther Ginestet et ses 3 kilos en trop. Eh oui ... tout de suite ca le fait moins. mais je vous avais prevenu, non ? Je vous l'avais bien dit que tant qu'a ecrire il aurait mieux valu se jeter a l'eau toute entiere. Vous ne m'avez pas ecoute.

De toute facon vous ne m'ecoutez jamais comme vous n'ecoutez personne a par vous-meme. Soyons honnetes, les amis, que savez-vous de vos voisins ? A par qu'ils vous derangent quand ils font l'amour "PLUS FORT, PLUS FORT , OH OUI !" ? Rien. Pas plus que moi, d'ailleurs. Loin de me sentir superieure a vous dans cet aspect de ma personnalite, je dois bien avouer qu'en matiere d'ecoute de son prochain vous m'egalez bien si vous ne me subplantez pas. Nous sommes sourds. Ou juste trop peu attentifs. Ou peut-etre meme trop peu interresses, qui sait. C'est surement un peu des trois. Car ce n'est pas que ce je j'aie a dire soit denue d'interet, Oh loin de la. Que l'un d'entre vous l'entende et il serait en detention d'un secret capable de secouer Bellevue encore mieux qu'un bon kilo de TNT ne le ferait. Du potin, et du lourd, vous-dis-je. Ah tout de suite vous etes alleche, hein ? Eh bien non. N'osez meme pas venir me demander en face de quoi je parle. Sinon c'est vos oreilles que j'explose faute de pouvoir atteindre votre facies depuis Dublin. Egoistes, Egocentriques, Egophile, Egophage, et je pourrais encore en inventer bien d'autres. Mais surtout, ne vous derangez ni pour moi ni pour votre voisin. Restez sourd. C'est un bruyant monde de silence, qui est le votre. Ou peut-etre est-il plus un propret monde de pollution sonore. Trop de bruit tue le mot. Le mot mort, l'esprit gangreine, souffre, et appelle a la recousse : "EGO".

De toute facon on s'en fout, parce que nous aussi, apres tout, on a d'autres chats a fouetter.

Ah oui ?

NON! AH-DIEU !
"Sur ce, accueillons notre nouvelle gagnante qui nous vient d'Albi !"

# Posté le jeudi 11 juin 2009 17:20

(Mal)Heureusement la souffrance n'est plus qu'un souvenir.

(Mal)Heureusement la souffrance n'est plus qu'un souvenir.
"Help.
I have done it again.
I have been here many times before.
Hurt mydelf again today.
And the worst part is there is no one else to blame.

Be my friend."

# Posté le samedi 02 mai 2009 14:41

Et si jme prends pour Victor Hugo, c'est car Cozette n'etait qu'une sale gosse . J'ai toujours eu horreur des enfants uniques.

Aujourd'hui, la, tout de suite, moi je voudrais mourrir.
Il est bientot minuit et, comme les tourments m'assaillent, cela fera, dans tres exactement 3 minutes, deux heures que je broie du noir, les yeux mi-clos, seule dans ma chambre close et combre avec, pour toute source lumineuse, une sorte de vieille lampe a petrole a la lumiere de laquelle je feuillette ma propre biographie. Mes echecs :nombreux et cuisants. Mes rares et modestes victoires, aussi. Comme j'avancais vers un constat de plus en plus accablant de pessimisme et de desespoir, je me suis demandee s'il n'etait plus a nouveau venu le temps d'ecrire. Ecrire pour m'echapper : pour l'absolution.

J'ai voulu mourrir.
Il y a environ 1/4 d'heure de cela. N'ayez pas peur. Tout le monde meurt : meme les etoiles. A chacun sa supernova. Mais, je le repete sans ironie aucune : n'ayez pas de crainte. Aucune. Car cela ne sert a rien, sauf peut etre a gater une existence courte : a la moisir depuis la tige jusqu'a la peau. Que la trouille vous bouffe de l'interieur n'est point tres agreable et, au mieux, cela vous fait emerger et fleurir un bon cancer qui sera tout aussi responsable de notre mort que le fut notre naissance. Point. A la ligne.

Et dire que c'est une histoire moisie (au sens propre du terme) qui allait me faire oublier le principal : J'ai voulu mourrir, il y a 20 minutes de cela.
J'ai voulu mourrir car il n'y avait plus d'espoir. "Nul espoir". Et si seulement j'avais encore eu ma Linda, mon Admira, alors je l'aurais tuee, emportee avec moi. Car il est trop triste de mourrir seul, tu sais. Non, tu ne sais pas (et moi non-plus). Ou alors peut-etre n'en sais tu que trop : toi a qui j'ai ose lacher les cles de mon etre, de mon ame. Ou plutot devrais-je dire "vous". Mais l'emploi d'un pluriel ne serait pas reellement justifie ici. Car nommons les choses par leurs vrais noms. Ca me changera. Si tu es seul(e) a pouvoir entrevoir un faisceaux de clarte dans cet epais texte, ce songe nocturne sans queue ni tete (en apparence), c'est car Valentin (ouioui, vous avez bien lu et nous pensons tous bien au meme) a de toute facon oublie de quoi je parle. Ou plutot de quoi j'"ecris", en l'occurence. Qu'il ne voit en ces mots aucun reproche : je n'en ai jamais attendu tant de toi.

Toujours est-il que je voudrais bien mourrir.
Pourvu que la grippe porcine m'atteigne au plus vite. Moi je l'attends avec serenite : a bras ouverts. Je roulerais bien , pour faciliter les choses, un patin a Peggy la cochonne mais Jenny, un tantinet maniaque, n'aimerait pas trop eponger la bave repandue sur son ecran plat. Et on la comprend. N'est-ce pas ? Oui. Nous la comprenons tous. Sans doute n'apprecierait-elle pas le superbe caractere desesperant et desespere de l'acte et de la situation. Sans doute interpreterait-elle mal mes explications : mettant sur le compte d'une soudaine et et pour le moins "weird" folie le fait que je me sois eprise de la plus hideuse des marionnettes du monde au point de lecher le muppet show comme une glace a la vamille.

Ma douce insomnie ...

Mais laisse-moi te souffler dan sun ultime murmure les notes de ta marche funebre : Car ta mort n'est pas physique. Elle est pire.

"S'il y a une chose que je hais, sous toutes ses formes, c'est la simplicite."- Salvador Dali
Et si jme prends pour Victor Hugo, c'est car Cozette n'etait qu'une sale gosse . J'ai toujours eu horreur des enfants uniques.

# Posté le samedi 02 mai 2009 14:21

Modifié le samedi 02 mai 2009 14:42

LOULALOU ...

Il me tarde d'etre a la maison. Pres des miens, dans mon petit adorable Albi natal baigne d'un soleil du sud-ouest francais. Une lumiere chaude qui illumine mon coeur a chaque fois que je pense a elle.
La pluie et le froid, tres peu pour moi. Il en va de meme pour les TPE et les bac blancs. Je suis malade de cette routine. Et meme si les Pogues et Shane McGowan chantent mieux que personne Dirty Old town avec seulement trois dents en bouche, et meme si l'Oliver St John est bien sympa, il est parfois dur de ne pas etre chez soi.
Dans moins de deux semaines, je serai bien loin, bien loin de mon Dublin ... , de la Dirty old town.

A bientot





Video : Dirty old town interpretee par les Pogues (chanson traditionnelle irlandaise)

# Posté le dimanche 22 mars 2009 13:15